jeudi 21 juin 2018

Villers-Cotterêts 18 JUIN : LES 78 ANS DE L’APPEL

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Une cérémonie s’est déroulée au monument aux Morts du Grand Bosquet pour commémorer le 78ème anniversaire de l’Appel du 18 Juin 1940, lancé depuis la B.B.C. par le Général de Gaulle.
Des enfants des écoles élémentaires de la Haute-Borne, André Moncond’huy et Léo-Lagrange étaient présents et plusieurs ont donné lecture de l’Appel.
Dans son allocation Franck Briffaut, maire de Villers-Cotterêts, a rappelé que ce message radiophonique n’avait été entendu que par une poignée de Français, mais qu’il s’était ensuite propagé jusqu’à entraîner un sursaut national dans une France anéantie par la capitulation de ses armées, la débâcle et l’exode.
Il évoqua les victoires de la France combattante aux côtés des Alliés et la Résistance qui se mit en place grâce à des Français connus ou anonymes, venus de tous horizons défendre une certaine idée de la France au risque d’être fusillés, torturés, voire déportés.
Il cita le Général de Gaulle qui, dans ses Mémoires, se décrivait au moment de lancer son Appel comme « Un bien pauvre homme, chef d’une bien pauvre France Libre, n’ayant ni territoire, ni troupes, ni cadres, ni argent, ni organisation ».
Le sursaut d’orgueil et de résistance d’une France qui allait sombrer la mena à la victoire sur la barbarie et à la table des vainqueurs, de Reims à Berlin, effaçant à tout jamais l’affront de 1940.
Pour conclure, Franck Briffaut appela au devoir de mémoire envers l’héritage laissé par les Résistants et à puiser dans notre passé pour construire notre avenir.
« Ce passé encore récent nous rappelle qu’en guerre comme en politique, il n’y a pas de fatalité.
L’Histoire est écrite par la seule volonté des hommes et même bien souvent par une poignée d’entre eux.
L’exemple de l’Appel du 18 juin nous montre que tant que l’on ne se rend pas, un combat n’est jamais perdu ».

mercredi 20 juin 2018

Villers-Cotterêts Fête de la musique

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Villers-Cotterêts

LA FÊTE DE LA MUSIQUE, C’EST DEMAIN !!
Le 21 juin… C’est l’été… Et c’est aussi la Fête de la Musique depuis 1982…
A Villers-Cotterêts, elle se déroule en deux temps : les amateurs ont joué place Mouflier et le groupe In Bed with Jagger s’est produit sur la place de Pisseleux samedi dernier.
Et ce jeudi, c’est au tour des groupes La Roulette Rustre, à 20 h et Du Bartàs, à 21 h 45, d’animer le cœur de la ville.
Un petit aperçu ??… https://youtu.be/En1fzFLsNyY
Venez nombreux… !

mardi 19 juin 2018

Villers-Cotterêts MERCI POUR LES CHATS!!

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MERCI POUR LES CHATS!!
Plusieurs membres du Conseil Municipal Jeunes (C.M.J.) étaient présents ce dimanche sur la brocante organisée par le Lions Club de Villers-Cotterêts. Ils étaient aux côtés des bénévoles de l'Association Chats Libres Cotteréziens Stérilisation.
Cette association œuvre pour soulager la misère des chats errants et fait en sorte de limiter les portées par la stérilisation.
Les jeunes du C.M.J. vendaient des objets divers; ils ont recueilli 101,62€ au cours de la journée (vente et dons), qu'ils ont remis à l'association.
Une belle action de solidarité!
(merci à Mme Althoffer Di Tullio pour la photo)

«Martyre de l'A10»: «Les gendarmes d'Orléans avaient à cœur de poursuivre l’enquête»

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Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait pas de nom. Cette fillette de quatre ans, découverte en 1987 dans un fossé à Suèvres (Loir-et-Cher), était simplement surnommée la « petite martyre de l’autoroute A10 ». Aujourd’hui, elle a retrouvé son prénom : Inass. Durant des années, les enquêteurs de la section de recherche d' Orléans ont essayé de l’identifier. Près de 65.000 écoles avaient été visitées à la rentrée scolaire, son signalement avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics. En vain.

Le 12 juin dernier, 31 ans après la découverte du corps mutilée de la petite fille, les gendarmes ont interpellé ses parents et les ont placés en garde à vue. Deux jours plus tard, ils étaient mis en examen pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. Comment les enquêteurs sont-ils remontés jusqu’à eux ? Le général Jean-Philippe Lecouffe, chef de la police judiciaire de la gendarmerie, revient pour 20 Minutes sur le dénouement de cette incroyable affaire.

Les enquêteurs sont remontés jusqu’aux parents d’Inass grâce à un prélèvement ADN opéré sur son frère en 2016… Comment cela s’est-il passé ?


Une des clés de la réussite de cette affaire, c’est la qualité du travail des gendarmes de l’époque. La couverture dans laquelle la petite était enroulée et ses vêtements, saisis par les enquêteurs en 1987, vont être conservés dans de très bonnes conditions. C’est ce qui a permis, plus tard, de réaliser plusieurs séries d’analyses dans différents laboratoires. La couverture a été examinée plusieurs fois. En 2007, on trouvera dessus l’ADN des parents de cette enfant. Puis, en 2013, on va découvrir un ADN masculin inconnu, qui s'avérera être celui de son frère. Il est alors intégré au Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques), en tant que trace non résolue.
Fin 2016, ce même frère de la petite Inass est impliqué dans une affaire de violence, dans l’Aisne, et est placé en garde à vue par les gendarmes. Son ADN est prélevé et rentré dans fichier en 2017. C’est là qu’on va se rendre compte qu’il correspond avec l’ADN inconnu prélevé sur la couverture qui enveloppait le bébé découvert le long de l’A10, et qui avait intégré dans la base en 2013. Par la suite, les gendarmes vont mener une enquête classique le concernant, et ainsi remonter jusqu’à ses parents qui sont aussi ceux de la petite.

Ce sont donc les dispositions permettant de ficher l’ADN prélevé par les forces de l’ordre qui ont permis la réussite de cette enquête ?


Oui car une partie du Fnaeg contient entre 450 000 et 500 000 « traces non résolues ». Ce sont tous les prélèvements d’ADN effectués lors d’affaires qui n’ont pas trouvé de « propriétaires ». Parmi eux se trouvent ceux des auteurs mais aussi sûrement les ADN de policiers, de gendarmes ou de pompiers qui sont intervenus sur place. Il y a aussi des empreintes génétiques de personnes qui sont passées par là et qui n’ont peut-être rien à voir avec l’affaire.

Il y a en outre les ADN d’environ 3,5 millions de personnes qui ont été prélevés par les gendarmes ou les policiers. Le code de procédure pénal prévoit que les auteurs de près de 200 infractions - notamment les crimes ou les viols - puissent faire l’objet d’un prélèvement d’ADN. Cet ADN est intégré au Fnaeg et est ensuite comparé avec les traces non résolues. C’est ainsi que cela s’est passé avec le frère d’Inass. Jusqu’à 2016, nous avions son ADN mais nous ne pouvions pas mettre de nom dessus parce qu’il n’avait jamais été prélevé.

Beaucoup d’affaires criminelles sont résolues grâce à l’obstination des enquêteurs…


Cette affaire a duré plus de trente ans. Au fil des années, des magistrats ont passé le relais à d’autres magistrats, des gendarmes à d’autres gendarmes. Le risque était que le meurtre soit un jour prescrit. Le délai de prescription pour les crimes était, jusqu’en 2017, de 10 ans. Depuis, il est passé à 20 ans. Cela signifie qu’à partir du moment où le dossier est clos, si un acte d’enquête n’est pas réalisé dans les délais, l’affaire s’arrête.

Tous les gendarmes passés par la section de recherche (Loiret) avaient à cœur de poursuivre l’enquête. De même, les magistrats de Blois n’ont jamais lâché l’affaire et toujours soutenu les gendarmes.Tous ont fait le nécessaire pour que l’affaire reste ouverte.

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samedi 16 juin 2018

"La petite martyre de l’A10" : 31 ans après, elle a un prénom et un nom

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Elle s’appelait Inass Touloub. Les enquêteurs ont résolu l’énigme du corps martyrisé d'une fillette de quatre ans découvert en 1987 au bord de l'autoroute A10. Après leur placement en garde à vue mardi, les parents ont été mis en examen jeudi pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. Le père, Ahmed Touloub, 66 ans, a été écroué, et la mère, Halima, 64 ans, comparaissait encore jeudi en début de soirée devant le juge des libertés et de la détention.
Des perquisitions dans l'Aisne et en Seine-Saint-Denis ont été réalisées au moment des interpellations. "L'évolution de l'enquête a été longue" mais "le temps n'a jamais joué contre nous" et les enquêteurs ont toujours pensé que l'affaire serait élucidée, a observé le procureur de la République de Blois, Frédéric Chevallier. Une ordonnance de non-lieu avait auparavant été rendue en octobre 1997, après des recherches infructueuses, laissant cette affaire non résolue.

Le corps de la "petite martyre de l’A10" retrouvé en 1987

Le 11 août 1987, le corps de la "petite martyre de l'A10" - une petite fille âgée de moins de 5 ans - est retrouvé dans un fossé de l'autoroute A10 à Suèvres (Loir-et-Cher) par deux employés de la société Cofiroute. A l’époque, la gendarmerie lance la plus grande diffusion judiciaire jamais entreprise en France. Près de 65.000 écoles sont visitées à la rentrée scolaire et 6.000 médecins ou assistantes maternelles rencontrés pour essayer de donner un nom à la jeune victime. En vain
Son signalement avait également été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics : elle mesurait 0,95 mètre, avait les cheveux bruns bouclés et les yeux marron foncé.
Le cadavre mutilé de la fillette portait des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, sans doute d'une femme, selon les médecins légistes. Le juge d'instruction de Blois, chargé à l'époque du dossier, avait estimé qu'il s'agissait "pratiquement d'un cas d'anthropophagie avec prélèvement de chair".
Inass avait été enterrée anonymement au cimetière de Suèvres (Loir-et-Cher) près du lieu de la découverte du corps. Sur la tombe, régulièrement fleurie par les habitants de la commune, est gravée une simple inscription : "Ici repose un ange".

L’ADN du frère a permis de remonter la piste

Les enquêteurs sont remontés jusqu'aux parents - aujourd’hui séparé - de la petite Inass, grâce à un prélèvement ADN opéré sur son frère, arrêté en 2016 dans une affaire de violence. Après comparaison avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), une correspondance a été révélée avec des traces ADN sur les vêtements et la couverture dans laquelle était enveloppé le corps de l'enfant lors de sa découverte.
Grâce à l'ADN du frère, les enquêteurs ont pu ainsi identifier et retrouver la trace des parents, un couple de sexagénaires, originaires du Maroc et qui ont eu sept enfants. Les enquêteurs ont notamment recoupé les données de la caisse d'allocations familiales pour déterminer qu'un enfant du couple n'était plus recensé.
Inass, qui était née en juillet 1983 à Casablanca (Maroc), était la troisième de la fratrie. Selon Europe 1, elle avait deux soeurs aînées, nées en 1978 et en 1981. La plus grande, qui avait neuf ans au moment des faits, a été entendue par les gendarmes mais explique ne se souvenir de rien, d’après la radio. "Elle a pleuré" lors de son audition, a toutefois précisé le procureur. Les trois autres enfants du couple sont nés en 1986, 1987 et 1991.

Le père est "soulagé", la mère dit n'y être "pour rien"

Pour l'instant, aucun des parents "ne reconnaît être l'auteur des violences" qui ont entraîné la mort d'Inass. Mais chacun a dit avoir été victime des violences de son conjoint, a précisé le procureur. "Le père se dit 'soulagé'" par les dernières découvertes des enquêteurs, mais la mère "dit qu'elle n'y est 'pour rien' et ne pas comprendre pourquoi elle est convoquée", a indiqué Frédéric Chevallier. Toutefois, ses déclarations "ont évolué", a-t-il ajouté.
Toujours selon le procureur, le père dit avoir trouvé la petite fille morte, après une chute dans des escaliers. Il a expliqué aux enquêteurs que c'est en se dirigeant vers le Maroc, avec leurs enfants à bord, y compris la fillette décédée, qu'ils ont abandonné son corps le long de l'A10.

Des zones d’ombre : pourquoi est-elle morte? Qui savait?

Il restera aux enquêteurs plusieurs zones d’ombre  à éclaircir. Parmi les questions qui se posent encore aujourd’hui :
  • Comment est morte la fillette en cet été 1987?
  • Quel a été le rôle des parents dans ce décès?
  • Pourquoi personne ne l’a reconnue à l’époque?
  • Pourquoi sa famille n’a pas réagi?
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