vendredi 15 juin 2018

VIDEO Villers-Cotterêts FÊTE DE LA MUSIQUE : PREMIERS RENDEZ-VOUS CE SAMEDI!!

hebergement d'image



FÊTE DE LA MUSIQUE : PREMIERS RENDEZ-VOUS CE SAMEDI!!

Petite martyre de l'A10 : ce que l'on sait de sa famille qui vivait à Villers-Cotterêts

hebergement d'image
C'est dans ce logement de Villers-Cotterêts que la mère d'Inass
 a été interpellée mardi 12 juin par les gendarmes de Blois


 Mardi, des enquêteurs de la gendarmerie de l'Aisne ont procédé à des perquisitions au domicile d'une habitante de Villers-Cotterêts. Agée de 64 ans , elle a été interpellée dans le cadre de l'affaire dite de "la petite martyre de l'A10" : le 11 août 1987, le corps emmailloté d'une petite fille est retrouvée le long de l'A10 près de Blois. L'enfant porte des traces de morsures humaines et de brûlures. Elle ne sera identifiée que 31 ans plus tard et ses parents, qui ont vécu plus de 20 ans à Villers-Cotterêts, mis en examen.

Le prélevement ADN a été fait par la gendarmerie de l'Aisne


Le prélèvement ADN qui a permis l'identification d'Inass a été fait sur l'un de ses frères : en 2016, il est impliqué dans une affaire dont la nature n'a pas été précisée.

Inass ne serait pas morte dans l'Aisne


Le corps d'Inass est découvert le long de l'A10 le 11 août 1987. Cette même année, ses parents et ses frères et soeurs déménagent de Puteaux, en région parisienne, à Villers-Cotterêts. Mais selon le procureur de la République de Blois, la petite fille serait morte soit en région parisienne soit dans le Loir-et-Cher. Lors de sa garde à vue, le père a déclaré avoir découvert sa fille morte en rentrant chez lui. Il a également avoué avoir déposé le corps de l'enfant le long de l'A10 à la faveur d'un trajet pour rejoindre le Maroc pour les vacances. Il était parti en voiture avec les 2 soeurs, l'un des frères d'Inass et le cadavre emmailloté de la fillette.
Ce ne serait qu'après les faits que la famille se serait installée dans l'Aisne.

Les parents étaient des commerçants connus à Villers-Cotterêts

Arrivé dans l'Aisne en 1987, le couple a d'abord ouvert une épicerie, puis une boucherie à Villers-Cotterêts. Des commerces repris par ses enfants lorsqu'il divorce en 2010. Les enseignes ferment en 2016 alors que l'ouverture d'une boulangerie est en projet.
C'est dans l'un de ces magasins qu'une altercation a lieu fin 2016, impliquant l'un des frères d'Inass. C'est le prélèvement ADN alors effectué qui va permettre la résolution de l'affaire.

Des gens discrets et effacés


Halima vivait encore avec certains de ses enfants à Villers-Cotterêts lorsque les gendarmes de la section de recherche de Blois sont venus l'interpeller mardi matin vers 8h30. Le père, Ahmed, était retourné vivre à Puteaux après leur divorce. Les voisins décrivent le couple comme des gens discrets et effacés. Certains se souviennent des enfants scolarisés dans l'école du quartier.


Un climat de violences


lors de leur garde à vue, les parents d'Inass ont rejeté la responsabilité de la mort de la petite fille sur l'autre. Le père a déclaré que sa femme était violente avec lui et ses 3 filles. "Il dit avoir vécu un enfer, rapporte le procureur de Blois. Il vivait sous sa domination. Un jour d'août 1987, il a découvert en rentrant chez lui le corps d'Inass inanimé".
De son côté, la mère a avoué n'avoir aucun souvenir de ce qui s'était passé. Elle a également raconté avoir été victime de violences de la part de son mari. Elle a toutefois reconnu qu'elle avait effectivement pu être violente à l'égard d'Inass mais a nié toute implication dans son décès. Elle a même refusé d'admettre que la fillette était morte.
Tous deux ont été mis en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans, recel de cadavre et violences volontaires habituelles sur mineur de 15 ans. Ils ont été écroués.

Les frères et soeurs entendus

De la fratrie, seule la soeur aînée, âgée aujourd'hui de 40 ans, a été entendue comme témoin par les enquêteurs. Si elle a dit ne se souvenir de rien, elle a fondu en larmes à l'évocation de sa petite soeur disparue.

Les autres soeur et frères devraient bientôt être entendus. 


Aisnehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne

La "Martyre de l'A10" 31 ans après - C à Vous - 14/06/2018

jeudi 14 juin 2018

La mère de la “petite martyre de l'A10” interpellée à Villers-Cotterêts

hebergement d'image


En 1987, le corps martyrisé d'une fillette de quatre ans a été découvert au bord de l'A10. Les enquêteurs grâce à un prélévement ADN sur un homme en 2016 arrêté dans le cadre d'une affaire de violence sont remontés jusqu'aux parents.  
Elle était prénommée Inass. En 1987, les enquêteurs avaient lancé un appel à témoins reprenant la photo de la petite victime abandonnée sur l'autoroute A10. Son corps enveloppé dans une couverture avait été retrouvé le 11 août 1987 dans un fossé de l'autoroute à Suèvres (Loir-et-Cher) par deux employés de l'autoroute.

Les parents identifiés grâce a l'ADN 


Les enquêteurs sont remontés jusqu'aux parents de la fillette, un couple de sexagénaires, originaires du Maroc et jusqu'ici inconnus, grâce à un prélèvement ADN sur un homme arrêté en 2016 dans le cadre d'une affaire de violence, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Blois, confirmant une information d'Europe 1. Il s'agit du frère d'Inass. Le procédé utilisé par les gendarmes est le même que celui qui avait permis d'identifier Grégory Wiart comme étant le violeur d'Elodie Kulik.

Dans les années 90, le couple s'installe à Villers-Cotterêts où il ouvre plusieurs commerces. Dix ans plus tard, il se sépare et le père décide de vivre en région parisienne.
Sept enfants sont nés de cette union entre 1978 et 1991. Les enquêteurs ont notamment recoupé les données de la caisse d'allocations familiales pour déterminer qu'un enfant du couple n'était plus recensé. La mère faisait croire que l'enfant était au Maroc confiée à la grand-mère, selon une source proche du dossier.


Des perquisitions à Villers-Cotterêts et en Seine-Saint-Denis



Au moment de l'interpellation, des perquisitions à Villers-Cotterêts dans l'Aisne et en Seine-Saint-Denis ont été réalisées. Les parents ont été placés mardi en garde à vue à Orléans pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans. Ils devaient être présentés jeudi matin à un juge d'instruction à Blois en vue de leur mise en examen.

Le cadavre, mutilé, portait des traces de brûlures dues à un fer à repasser et des cicatrices dues à des morsures humaines, sans doute d'une femme, selon les médecins légistes. Pour le juge d'instruction de Blois, alors chargé du dossier, il s'agissait "pratiquement d'un cas d'anthropophagie avec prélèvement de chair".

Selon une proche du dossier, le père reconnaît des maltraitances de la mère sur l'enfant ayant entraîné la mort. Ils auraient dissimulé à deux le corps de la fillette. A l'époque des faits, le couple séparé depuis 2010, avait déjà deux enfants nés en 1978 et 1981.

La plus grande diffusion judiciaire jamais entreprise en France


Afin de donner un nom à la petite victime, la gendarmerie avait lancé la plus grande diffusion judiciaire jamais entreprise en France. Près de 65.000 écoles avaient été visitées à la rentrée scolaire, et 6.000 médecins ou assistantes maternelles avaient été rencontrés pour essayer de donner un nom à la jeune victime.

Le signalement de la fillette avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics. Une ordonnance de non-lieu avait été rendue en octobre 1997, après des recherches  infructueuses, laissant cette affaire non résolue.
Aisnehttps://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/aisne

Villers-Cotterêts Ciné-Goûter le 16 juin

hebergement d'image